Archive for the ‘☞ Typographie’ Category

Un zouli typo pur vou

Lundi, avril 15th, 2013

Salut les amis,
Pour bien commencer la semaine on vous fait suivre une petite info pas nulle qu’on a dégotté sur Pointypo.

En quelques mots il s’agît de Basetica, une nouvelle fonte qui est distribuée en version professionnelle par la fonderie nonpareille et dont une des graisses est diffusée gratuitement sur le site dédié openswitzerland.org. (à ouvrir avec firefox, avec safari ça rame à mort…)

Basetica a été créé dans le cadre du projet « Open Switzerland », BaseGVA désirait montrer son attachement au « graphisme suisse » et à ce qu’il véhicule en termes de qualité, précision et rigueur. Tout en présentant une Suisse bien éloignée des clichés habituels. Basetica est donc un « Helvetica pour 2013 », ouvert, sans fioritures et résolument contemporain. Parfois un peu brut, mais toujours propre et discret, il revisite avec ironie le « Style suisse international ».

Petit aperçu :




Alef — fonte latino-hébraïque

Mardi, janvier 15th, 2013

Bonjour à tous,
Ça faisait longtemps qu’on avait pas fait suivre une petite fonte libre. Et puis voilà t’y pas qu’on est tombé hier sur un travail plutôt chouette.
Alef, donc, est une fonte dessinée par les Israéliens de la fonderie Hagilda (Michal Sahar, Hatayas, Mushon Zer Aviv et Nir Yeni) ayant pour objectif principal de tenter d’enrayer l’utilisation systématique de l’anglais et donc de l’alphabet latin par leurs compatriotes sur internet (elle est donc prévue pour la lecture à l’écran). Toujours est-il que l’alphabet latin n’a pas pour autant été mis de côté.
Voilà donc un aperçu, et dessous une partie du manifeste. Pour en voir plus, télécharger la fonte et en lire davantage ça se passe sur le site du projet : alef.hagilda.com
(aujourd’hui il existe une version régulière et une version grasse, bientôt une version pro plus complète paraît-il)











Over the past few years, English has become the preferred online language, even by Hebrew speakers. Many Israeli websites are designed in English and don’t even bother including a Hebrew version, not to mention apps and mobile devices where Hebrew is scarcely seen. There is no doubt that globalization and the dominance of English online inevitably takes a dominant part of our internet experience, however, there are other aspects to this issue that we are able to address and perhaps even have an influence on.

Producing a clear and legible text for the screen is a result of multiple parameters, including the design of the characters themselves, their structure, various sequences, and most importantly, their appearance in small sizes for digital display. All this is almost completely neglected when designing web-fonts in the Hebrew language.

While in Europe and the USA web-fonts have been in development for years, the variety in Hebrew remains very limited. Despite the great potential, this reality has left designers many times with no choice but to use Arial as their default font, limiting designers and various digital needs. Moreover, the design for the Hebrew version of Arial was inspired by the font « Narkis Neue » as an attempt to serve as an equivalent to the Latin version of Arial, which was developed itself as a poor interpretation of the modern san-serif font « Helvetica ».

E brezhoneg n°8 : Kelc’hioù

Vendredi, octobre 26th, 2012

Er gêr, diouzh ar mintin, re c’hleb an oabl evit m’am befe c’hoant mont da bourmen en ur mirdi pe ur greizenn arz a-vremañ. Labour zo d’ober met ne fell ket din kregiñ ’-barzh. Deizioù a seblant bezañ sulioù e kreiz ar sizhun. Ha ne blij ket din al labour nul. En ur c’hortoz e tapan ma dastumadeg skeudennoù.

Tamm ha tamm, e liamman etreze an traktoù a zo em daouarn hag ar skeudennoù a zo em eñvorennoù. Kelc’hioù. Kelc’hioù e pep lec’h. E-giz pa vefe gronnet Breizh hag he sevenadur gant kelchioù ha rontoù a bep seurt. Kelc’hioù kengreiz dreistholl.

Daoust-hag e c’hellfe un arouez ken simpl bezañ ken aroueziek eus hor mod da skeudennaouiñ ar bed ? Ha n’eo ket un istor kelted pe me oar gant ma kaver ar re gentañ kalz abretoc’h.

Reier kizellet kern enezenn Gavriniz, setu ar re henañ anavezet ganin, 5500 bloaz zo. War lerc’h e vo kavet ingal ar rontoù a feur ma red an amzer. Tresadennoù ha kizelladurioù ar gelted en o zouez, met ivez skeudennoù ar menec’h Iwerzhoniz. Anat eo n’eo ket bet ijinet ar c’helc’h get Breizh ha ma vez kavet anezho a hed hon istor eo peogwir e teuont gwech ha gwech eus estren vro. Koulskoude, e soñj din e teu da vezañ arouezius eus hor sevenadur en ur prantad nesoc’h. Er vroderezh e vezont kavet ivez er vro Bigouden. Ha pa ouiomp ar pouez a vez roet da zilhad ar vigouterien gant ar re n’int ket stag ouzh sevenadur Breizh, e welomp penaos e c’hell buan tapout perzhioù un arouez hollek. Met chom hep komz eus labour ar Seiz Breur a vefe eus an drochañ. Pa vez Quillivic o engravañ gwagennoù, pe c’hoazh tresadennoù Kreston awenet gant ar vroderezh, en heol kelt en o zouez. Hag hiziv an deiz ? Ya, ar c’helc’hioù kengreiz a zo paot : war sinoù ha n’int ket atav eus ar vravañ (ar skeudennoù implijet evit ar Redadeg en o zouez) ha war lizherennoù dreistholl.
Sellomp a dost ouzh un nebeud anezho. Evit bezañ un tamm resisoc’h eo ret lâret, e vo sellet spisoc’h ouzh lizherennoù bet treset evit sevel titloù, pe logotipoù. Da lâret eo ne vezont ket treset evit bezañ implijet evit un hir a destenn. E seurtoù lizherennoù eo aesoc’h reiñ muioc’h da welet, reiñ muioc’h a blaz dezho, implij stummoù a zo skoueriusoc’h eus ar spered a fell deomp lakaat war well.
Abaoe un nebeud bloavezhioù, neuze, hon eus tro da gavout kazi bep bloazh un titl pe ul logo, pe ur golo, savet gant kelc’hioù evit ur raktres liammet d’ar sevenadur breizhat. Ar re-mañ, kavet er straedoù, a zesacho buan hor selloù gant m’a diskouezont holl ul liamm sklaer ha splan gant labour ar seiz breur, ha dreistholl ar goloennoù levr savet gant Xavier Langleiz : stummoù simpl kalvezet mat, aozet ha stummet sonn ha kelc’hioù, c’hoazh hag adarre.
Setu un nebeud skouerioù da skeudennaouiñ ar pezh am eus c’Ìoant diskouez. Peadra a vefe da zielfennañ anezho spisoc’h ha pep hini d’e dro. Amañ, kouslkoude eo trawalc’h strobañ un nebeud anezho evit kompren ez eus amañ un hent da heuliañ evit sevel ur « skeudennaoueg » heverk eus un hengoun bev.

goude 2005 (n’am eus ket ar bloavezh resis) : lizherennaoueg bpzh, gant Lieux Communs evit skol an arzoù kaer Kemper.
2007 : golo nevez al levr « Seiz Breur » adembannet gant ar moulladurioù Palantines.
2008 : Brest 08, logo gant Alain Le Quernec.
2009 ha 2010 : Titl festival Kastell Paol gant Oui design.
2012 : Titl evit « Locmaria » e Kemper, graet gant Alain Le Quernec ha Carolina Rojas.





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En bref :
Et si finalement, le signe caractéristique qui se retrouvait dans toute l’histoire bretonne des signes c’était le rond, voir même les ronds concentriques ? Étant donné qu’on en trouve des gravures du cairn de Gavrinis (datant de 5000 ans) à certaines typographies de titrages de ces 10 dernières années, en passant par la sculpture, la broderie, et le dessin, on considère que l’hypothèse est tenable.

Alphabet Breton

Mercredi, octobre 10th, 2012

Bien le bonjour,

Aujourd’hui, voici un petit billet pour nos amis dessinateurs de caractères. Nous en connaissons un certain nombre qui, plutôt graphistes, ne développent les centaines de glyphes nécessaires pour composer dans toutes les langues utilisant l’alphabet latin, cyrillique & autres. Pour eux, donc, on fait cette note comme un appel à ne pas oublier les bretons. C’est pas qu’on ait un alphabet extrêmement particulier, mais certains glyphes sont notables.

La langue bretonne a cela de riche qu’elle n’a pas un orthographe mais plusieurs plus ou moins adaptables. L’utilisation de l’un ou l’autre correspond essentiellement à l’école linguistique à laquelle on appartient, par choix ou par simple habitude. On ne va pas rentrer dans le détail ici, ce n’est pas le sujet, mais globalement les différents orthographes s’appuient sur des choix linguistique laissant plus ou moins d’espace aux couleurs dialectales.
On profite donc de ce billet pour dire qu’on trouve honteux le choix de la Région de ne plus subventionner l’édition d’ouvrages ayant choisi un autre orthographe que leur favori. Il faut préciser qu’avec un peu de gymnastique on s’adapte assez bien au différents orthographes. C’est une question de bonne volonté. Si la standardisation à parfois du bon, son aspect excessif n’est utile en rien.

Mais revenons à nos moutons.
Voici l’alphabet qu’on utilise :
A B C’h Ch D E F G H I J K L M N O P R S T U V W Y Z
Ce sont les lettres qu’on utilise pour commencer un mot, mais on pourrait également y rajouter la suivante : Zh
En effet l’association de ces deux lettres étant en fait une adaptation orthographique pour s’adapter à des dialectes différents (certains prononceront le Z d’autre le H comme un H aspiré ou encore comme une jota espagnole).
On pourrait éventuellement y ajouter le Gw, bien que ce cas corresponde plus, à notre sens, aux associations du genre de GN en français.

Attentifs comme vous êtes vous aurez donc remarqués que 3 de nos lettres viennent de l’association de 2 glyphes différents. À ce titre, on préconise la création d’une ligature. Ce n’est certes pas nécessaire, mais une coquetterie qui n’est pas dénuée de sens. En effet, il est plus aisé de faire comprendre à des élèves que ces 2 glyphes formes une seule lettre si elle est visuellement liée. C’est d’ailleurs ce que nous nous attachons à faire, tout comme le graphiste Fañch le Henaff, dont les exemples en image sont tirés de son brito :





En ce qui concerne les diacritiques (les accents), le breton n’est pas très riche. Excepté le Ñ — qu’on vous invite donc à ne pas oublier ! — il n’existe pas d’autre accents que ceux utilisés en français : À Ê É Ü, ceux-ci sont rarement utilisés, mais ne les oubliez pas ! « Stêr » (rivière) ne veux pas dire la même chose que « ster » (sens, signification).

Par ailleurs, n’oubliez pas de dessiner un bel apostrophe ! Celui-ci est très souvent utilisé dans une langue qui à la couleur de l’oral !

Pour finir, on vous invite à ne pas oublier une autre lettre inexistante en français mais dont j’ai redécouvert, ignare que j’étais, l’existence il y a peu : le K barré, lettre a priori particulière au breton qui signifie Ker. Oui ce bon vieux Ker que tout bon touriste aime à dire qu’il signifie « chez ». Bien qu’en réalité, Ker ou Kêr, soit plus proche du « lieu habité » qu’importe sa taille (du hameau à la grande ville).





Si son usage est fréquent dans les archives manuscrites il est aujourd’hui quasi inexistant. Sans doute parce qu’il n’a eu une place dans l’unicode que depuis mars 2008. Il est donc représenté dans la table latin étendu D d’Unicode (5.1.0) par les codes suivants :
Capitale Ꝃ : U+A742 ;
Minuscule ꝃ : U+A743.
Autant dire, que enfoui sous une pile de quelques milliers de glyphes on vous invite à proposer une ligature k+e+r = k barré qui devrait être plus accessible.

Maintenant, vous voilà parés pour ne pas oublier vos copains bretonnants !

E Brezhoneg n°7 : Skrivañ breizh gant Lunatix

Lundi, septembre 17th, 2012

Lunatix, setu anv ar lizherennaoueg en deus sachet ma evezh un nebeud bloavezhioù zo. D’ar mare-se e oa bet lakaet ar gomz war e stummoù dedennus gant un nebeud tud arbenniket war ar graferezh. Kavout a rae deomp e oa ganti perzhioù arouezus awalc’h eus ar pezh a c’hellfe bezañ ul lizherennaoueg a-vremañ gant blaz ar sevenadur breizhat. D’ar c’houlz-se e oa bet implijet ar familh lizherennoù-se war un nebeud a skritelloù sevenedurel, kazi netra a-benn ar fin. A c’houde n’em boa ket bet tro da welet anezhi e straedoù Breizh.

Kement-mañ en deus cheñchet n’eus ket pell-zo. Abaoe un nebeud mizioù hon eus kroget da welet anezhi en-dro war skritelloù sevenadurel Kuzul Departamant Penn-ar-Bed : re abatioù Daoulas hag ar Releg, maner Kernault, kestell Trevarez ha Kerjean. Ha setu Lunatix da vevañ en-dro e straedoù an Arvorig.

Ar pezh a zo farsus eo gwelet pegen distag eo istor al lizherennaoueg gant sevenadur Breizh ha koulskoude pegen stag e c’hell bezañ en ur mod dic’hortoz. Krouet eo bet e 1988 er Stadoù Unanet gant Zuzana Licko, eus ar strollad grafourien ha treserien lizherennoù Emigre.

Setu penaos ez eo bet treuzet ar mor bras gant ul lizherennaoueg evit embroañ amañ. Ganti un anv a seblant bezañ tennet eus istorioù Asteriks, ar breizhad brudetañ er bed, sur awalc’h. Ha gant-se, stummoù gros met dous koulskoude, stummoù a lak da soñjal, mod pe vod, e lizherennoù Kreston pe Langleiz.

E miz genver em boa lakaet ar gomz war ar « Britto », lizherennaoueg ar breizhad Fañch an Henaff. Awenet gant stummoù arouezius ar skritur er broioù keltiek. Hemañ a felle dezhañ digeriñ ar stummoù-se da yezhoù e-giz re Europa ar reter. Bremañ e kaver ar c’hontrol, ul lizherennaoueg eus estren-vro implijet evit kinnig hor sevenadur e-giz pa vefe bet savet ganeomp.

Ne c’hell ket bezañ Breizh ur vro serret d’ar bed.

En bref :
Où comment une fonte faite aux USA est appropriée pour être vecteur de la culture bretonne.
Où comment les formes du texte parlent autant que le texte lui-même.

« Gravé dans la pierre »

Mercredi, août 8th, 2012

Bonjour à tous,

Comme on est en août et qu’on a pas envie de travailler, on vous propose de regarder les autres se fatiguer.
Il y a peu le dessinateur de caractère Franck Jalleau a donné un stage de gravure lapidaire. On n’y était pas mais on a dégotté une vidéo de démonstration et d’instructions d’écriture dans le caillou. C’est peut-être un poil long quand on n’a pas les outils en main, mais ça reste très intéressant.

Merci à Loïc Sander pour la mise en ligne de la vidéo. Par ailleurs il a rédigé un compte-rendu du stage sur le site du point-typo.

RoberBodoni — typographie à télécharger

Lundi, août 6th, 2012

Bonjour à tous,
Pour les plus assidus d’entre vous, vous aurez remarqué qu’on est pas très actifs en ce moment. Désolé, mais c’est l’été et on est sûr que vous ne nous en voudrez pas.

Du coup pour se faire pardonner on vient de dégotter une petite fonte tout à fait sympathique de Stéphane Robert.
« Police de caractère utilisée pour le titrage de certaines éditions.
Cette police est une version géométrique du Bodoni. Une version Stencil sera mise en téléchargement le 12 août prochain…

NB. nous ne sommes pas typographes professionnels et créons ces polices de caractères pour des besoins de titrage spécifiques, en amateur. Ainsi, ces polices ne possèdent pas les 260 caractères que comportent les polices TrueType, mais peuvent être cependant utilisées. »








Cette fonte est à télécharger sur le site de la collaboration entre les éditions dasein et le Bureau culturel (cliquer sur le « A » qui tourne). Ne tardez pas ! Le téléchargement ne devrait pas être libre longtemps ! Bon par contre on n’a aucune indication sur la licence ! On se permettra donc de vous inviter à la bidouiller un peu pour améliorer la graisse de certains glyphes qui est parfois un peu bancale.

N’hésitez pas à aller cliquer sur les autres gifs pour dégotter des vidéos ou des éditions qui sont temporairements en téléchargement libre.

Au passage, ça nous fait beaucoup penser à une autre fonte, l’Avara (pas encore tout à fait finie) de Raphaël Bastide, notre collègue de la fonderie libre Velvetyne. Pour y jeter un œil et éventuellement la télécharger c’est sur sa page github.

De rien !

scène typo toujours

Mercredi, mars 14th, 2012

Bonjour à tous !

On vous le disait il y a peu, la scène typographique française est en mouvement. Après la fermeture du Typographe.com, l’ouverture du pointypo.com, la création de l’annuaire 1554 de la scène typo hexagonale le domain hyper-spécialisé de la typographie s’est retrouvé au centre d’une émission de radio nationale, à savoir Place de la toile sur France culture. Autour de la table Frank Adebiaye de la velvetyne type foundry (vtf), Geoffrey Dorne de graphism.fr, et Pauline Nuñez de l’équipe de pointypo.
Ce trio, en compagnie des animateurs, à donc eu l’occasion de discuter en surface de nombre des composantes du domaine typographique : dessin de caractère et courbe de bézier, typographie et lecture sur écran, « démocratisation » de la pratique, licence d’utilisation et même le cas particulier de la comic sans pour finir.
Difficile de rentrer en profondeur vu le temps imparti mais ce la reste une bonne approche pour néophyte. Et pour les autres c’est une bonne piqûre de rappel.
Pour l’écouter c’est par ici : La typographie en mouvement.

De notre côté deux petites nouvelles avec deux des protagonistes sus-cités, ou plutôt avec leur structures respectives.
La première concerne donc la fonderie VTF, qui vient de sortir 3 nouvelles typographie, la Fengardo Neue et Black de Loïc Sanders, la Aqualove de Sylvain Henri et, et, et… Bizmeud ! Et oui la fonte faite pour vous fait maintenant parti du catalogue de VTF !

La seconde concerne, une contribution au pointypo. Et ça y est, nos photos de safari typographiques commencent à apparaître dans la rubrique dédiée du tout nouveau site :

Edit : On en profite pour vous dire que le forum du pointypo vient d’ouvrir, c’est à cette adresse : pointypo.com/forum

Le pointypo – le p’tit nouveau

Mercredi, février 29th, 2012

Et hop, la nouvelle est toute fraîche ! (~1h½ )
Voilà t’y pas que quelques semaines après la mort du Typographe.com apparaît le pointypo.com.
À l’affiche, informations et actualités sur des conférences et éditions autour de la typographie, mais aussi sur des fonderies, des nouveaux caractères, etc. En parallèle est ouvert un tumblr de safari typographique.
Bientôt également, ce qui nous réjouit, l’ouverture d’un forum.
L’équipe ? Apparemment : Jérémie Baboukhian, Jean-Baptiste Levée et Pauline Nuñez. Dont on vous invite à voir les travaux respectifs. Notons que la contribution semble ouverte.

Ce qui est sûr c’est que ce site est plutôt bien conçu et moins monolithique que le †typographe.com. Bon c’est tout frais, donc on attend de voir avec l’augmentation du contenu, mais on est très confiant. Petit bémol peut-être sur l’organisation du tumblr de safari graphique, à la longue ça risque d’être ennuyant à manipuler avec un nombre de photos important.

De notre côté on l’a directement ajouté dans nos favoris et on devrait rapidement envoyer des photos de safaris.

Le Pointypo est né, Vive le Pointypo !

Changements dans l’internet typographique français

Mardi, février 14th, 2012

Bonjour à tous,

Ces derniers jours ont vu quelques petits bouleversements dans la scène typographique française sur le net (n’exagérons rien quand même !).
Premier événement : l’enterrement sans sommation du fameux site le typographe.com. Ce fameux site riche d’informations diverses permettant une certaine forme de recensement des fonderies, un ensemble des textes permettant d’y voir un peu plus clair dans le brouillard des licences d’utilisation, un forum permettant d’être aiguillé par des dessinateurs de caractères et des typographes de renoms. Les réseaux sociaux auraient-ils eu raison de ce fabuleux outil ? C’est apparemment en partie le cas, puisque les informations s’échangent rapidement à travers ceux-ci, le typographe perdait ce rôle d’information sur l’actualité typographique. Et puis peut-être y a-t-il eu aussi un peu de lassitude, le forum s’assoupissait lentement.
Cette fermeture est tout à fait compréhensible et est d’ailleurs un encouragement pour toute nouvelle initiative, créant un appel d’air, un vide à remplir. On regrette cependant la disparition de cet outil de discussion qu’était le forum, nous qui ne connaissons pas directement de typographes ou dessinateurs de caractères, c’était un appui d’intérêt indiscutable. On regrette aussi, la brutalité de cette fermeture. SI celle-ci est probablement involontaire, communiquer à l’avance aurait permis une fouille minutieuse des archives afin de repêcher les nombreuses informations pour pouvoir les avoir sous le coude de nouveau.
Qu’à cela ne tienne, la scène typographique est vivante et bien vivante, on trouvera d’autres moyens !
Le Typographe est mort ! Vive le Typographe !

À la suite de cette fermeture impromptue il se trouve que Frank Adebiaye s’est pris au jeu du recensement. Voilà donc qu’est né le projet_1554, sorte d’annuaire de la scène typographique française, il dénombrait hier au soir 28 fonderies et 237 dessinateurs de caractères (dont nous avons l’honneur de faire partie grâce aux fontes faites pour vous !). Pour le consulter c’est par ici !

Enfin, le fondateur du typographe.com, Jean-François Porchez à décider de recentrer l’information typographique sur le site de sa fonderie, Typofonderie. Ce dernier vient tout juste de recevoir un petit rafraîchissement pour l’occasion (la sortie était hier soir). On vous invite donc à aller jeter un œil au travail de ce grand dessinateur de caractère et de son équipe, mais aussi à mettre un marque-page à la page « gazette » qui centralisera désormais de nombreuses informations sur l’actualité de la scène typo française.