• Pourquoi biz-yod ?

    Index, ça vient du latin, ce qui nous donne indiquer en français, C'était aussi le nom de la liste des ouvrages interdits par l'Église. En breton, on appel le doigt Biz-Yod (doigt-bouillie),celui qu'on plonge avidement dans une crème onctueuse pour la simple envie de combler notre gourmandise. Biz-Yod blog c'est le mélange de ces deux choses : un "index" de références et d'informations et le résultat de quelques recherches ou hasards "goutu-e-s".
  • Graphisme et moi de mai

    mai 21st, 2013 by -J-

    Bonjour à tous, après au moins deux bonnes semaines de torpeur, on se dit qu’il serait pas mal de faire un petit tour des événements graphiques du moment. C’est que le printemps (censément) arrivé donne envie de voir du pays, et pourquoi le graphisme comme raison pour bouger ?

    Pour commencer, la Saison graphique du Havre à ouvert ses portes il y a une semaine maintenant. L’événement semble haut en couleurs et riche en images. Avec de belles expositions qui ont l’air bien installées.


    Helmo :





    Julian House :





    Ahn-Sang.Soo :





    Damien Poulain :





    Mais aussi Hervé Tullet et l’exposition un Imprimeur sur le travail du sérigraphe Jean-Yves Grandidier (Lézard graphique).
    Pour ne pas mentir, on n’y est pas encore allé, les photos viennent de la page Facebook de l’événement. On espère pouvoir y aller nous même pour vous en parler, rester connectez ! Ou alors, mieux, déplacez-vous ! Le gros des expositions reste jusqu’au 28 juin.

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    Ensuite, on va voir un peu plus près, au cœur du port de Lorient, parce que le vendredi 24 mai (cette semaine donc) aura lieu la journée d’étude Wunderblock dédié aux pratiques éditoriales.
    Au programme :
    Åbäke et le projet Drawing Room Confession,
    La revue The Shelf,
    Le groupe Castillo Corrales,
    et une projection performée de The Crystal Mask de l’Agence du doute (Brice Domingues, Jérôme Dupeyrat, Catherine Guiral, Fabrice Mabime et l’Office ABC)
    Pour finir (sous réserve) Étienne Hervy qui nous parlerait du Festival de l’affiche et du graphisme de Chaumont

    Sous réserve d’imprévu votre serviteur y sera.

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    Ce qui nous amène à ce dernier événement du mois de mai qui est ledit Festival de Chaumont.
    Cette année il y aura :
    - l’exposition Écoles au travail, sur une dizaine de diplômes Européens passée l’année dernière.
    - Un salon de l’édition
    - Monozukuri 2, sur l’impression des livres et leur façonnage
    - Nomadic Chess, de Metahaven
    - Panorama, une sélection d’objet éditoriaux sélectionnés par 6 commissaires,
    - l’exposition Storytelling qui était présente au Festival de Breda
    - Identity, une exposition sur les identités graphique, notamment des lieux d’art contemporain.
    - Mais aussi les traditionnelles sélections françaises et internationales du concours d’affiche professionnelle
    - des conférences, des ateliers participatifs, des espaces dédiés à l’affichage sauvage policé, etc.

    Bref, ça se passe du 25 mai au 9 juin avec le gros des festivités du vendredi 31 au dimanche 2 juin.
    Là aussi sous réserve d’imprévu l’équipe de BYb y sera.




    Fête de la musique

    mai 2nd, 2013 by -J-

    Bonjour à tous,
    Aujourd’hui on vient de tomber sur l’affiche de la fête de musique (c’était sur graphism.fr). Peut-être qu’on ne va pas trop pousser l’analyse technique ou sémantique parce que vous êtes largement en mesure de comprendre ce qui ne nous intéressent pas dans cette image et ce qui sont à nos yeux des erreurs. Brièvement malgré tout : un texte mal géré et déformé, des logos et un QR code posés là comme un cheveu sur la soupe, et l’utilisation d’un visage — pourquoi un cri de colère ? — sortie d’une banque d’image qui nous font penser, peut-être à tort, que les auteurs ne se sont pas foulés. Ou c’est qu’ils n’ont pas eu de temps pour le réaliser. Ou les deux.





    En dehors de la qualité plastique de l’image, que chacun jugera à son bon plaisir, c’est plutôt tout le contexte de la commande qui nous pose problème.
    En mars, nous recevions un courrier de la part des trois ateliers de graphisme préselectionnés pour réaliser cette affiche : Vincent Perrottet, Graphéine Paris et CL design. Ce courrier dénonçait les conditions de leur mise en concurrence et notamment la non-rémunération des travaux non-retenus. Le résultat étant censé être rendu quelques jours plus tard, le ministère à dut trouver une solution de repli rapide. C’est visiblement plus simple que de répondre à des conditions de travail décentes.
    La lettre en question :




    Et pourtant ! « Je souhaite en effet que ce ministère soit le ministère des professions de la création et je mets au premier rangs de mes priorités toutes les questions relatives à l’exercice de ces professions en particulier la rémunération des créateurs. » C’est en ces termes que la ministre s’était exprimée quelques mois plus tôt dans un courrier adressé à la profession. Serait-ce là une simple esquive réthorique, une parole n’engageant que celui qui l’écoute ? Si tel est le cas, nous la considérons comme grave puisqu’elle nous autorise sérieusement à douter de la sincérité de la parole publique.

    D’autre part, il faut sans doute préciser que la charge de la commande de ces affiches à changée il y a peu. Prérogative du Centre national des arts plastiques (qui s’occupe, entre autres, du champs du graphisme pour le compte du ministère de la culture et de la communication) elle est passée directement sous la régie dudit ministère, avec a priori, une équipe ne tenant pas compte des connaissances et savoirs acquis par le Cnap dans le champs du graphisme. (cf. la lettre présentée ci-dessus)
    Nous ne connaissons pas les motifs de ce changement.

    Enfin, nous voudrions mettre cette récente affiche en perspective avec une autre prise de parole de la ministre dans le cadre de la biennale du design de St-Étienne :

    « C’est aussi pourquoi je suis particulièrement touchée par le thème que vous avez retenu, chère Elsa Francès, pour cette édition 2013 de la Biennale du Design de Saint-Etienne : l’empathie ou l’expérience de l’autre. Cela nous dit d’emblée beaucoup sur le design, son rôle, sa place dans notre société. Alors que trop souvent encore on laisse au design la seule place du bel objet, vous allez montrer que le design peut être partout, dans tous les secteurs, dans toutes les activités de la société parce qu’il n’intègre pas seulement une valeur esthétique mais parce qu’il recouvre aussi une utilité sociale. Dans l’habitat, dans l’espace public, dans les transports, dans la santé…le design peut être décliné dans toutes les composantes d’un territoire et contribuer à l’amélioration du cadre de vie de ses habitants. Être plus sensible et attentif à l’autre, comprendre les sentiments et les émotions de l’autre, pour développer de nouveaux usages et mieux répondre à ses besoins et à ses sens.
    L’empathie par le design, donc l’empathie par la dimension culturelle, car c’est aussi cela, le projet culturel de la Nation, celui d’une plus grande empathie, d’une plus grande attention à l’autre, à tous les autres.
    Pour toutes ces raisons, parce que le design est l’exemple entre tous de l’alliance fructueuse de la culture et de l’économie, de ce redressement créatif au sein du redressement productif, j’ai décidé de donner une place plus importante au design au sein du ministère de la Culture et de la Communication. »

    L’empathie, le mot est porté en étendard. Seulement, voyant comment l’État à géré concomitamment la commande de l’affiche de la Fête de la musique, nous doutons une fois de plus de la sincérité de cette prise de position. Mais c’est aussi le peu d’exigence portée sur la qualité de cette image qui nous parait répréhensible. Alors même qu’elle sera diffusée dans toute les rues de France et de Navarre et qu’à peu près tout les citoyens la verront.
    À tout le moins, si la formule est sincère — soyons naïf, supposons le — le sens que l’État donne au mot empathie doit être sensiblement différent de celui que nous lui donnons.

    Vous l’aurez devinés, on est pas très content.

    Ah et tout le discours de Mme A. Filipetti à St Étienne est sur le site du ministère.

    Image interactive

    mai 1st, 2013 by -J-

    Allez en cette soirée du 1er mai on vous fait suivre une image sur laquelle on est tombé aujourd’hui. Il s’agît d’une de ces images « interactive » mais en version papier et sans bidules électroniques (comme celle du studio B-C dont on avait parlé il y a… longtemps.). Celle-ci est de Grapus et on l’a dégottée sur le site de Nous travaillons ensemble.





    On s’est amusé à la finir, mais pour ne pas vous ôter le plaisir de le faire vous même on ne la montre pas directement. Malgré tout, si vous avez un peu la flemme, parce que sur ordi c’est moins drôle qu’avec un crayon : yaka cliquer ici.

    Karel Martens

    avril 25th, 2013 by -J-

    Alato ! Tout va bien ?
    Voilà une bonne semaine qu’on est resté sans poster un petit quelque chose. Alors on va essayer de se rattraper un peu avec quelques images et une conférence de Karel Martens. Ce graphiste Hollandais de la vieille garde est passé il y a peu au Centre Pompidou pour ladite conférence. On y était pas mais la vidéo est en ligne. C’est un peu long mais ça vaut le détour. Notamment le début pour ceux qui font des ateliers participatifs ou qui s’intéressent à l’impression artisanale.





    Et du coup comme ça faisait un bout qu’on avait pas reposé un œil attentif aux travail du vieil homme, on a trouvé, ici, une série de travaux personnels imprimés à la main à partir de pièces de métal qu’il a dégotté. (Il en parle au début de la conférence)


































    Un zouli typo pur vou

    avril 15th, 2013 by -J-

    Salut les amis,
    Pour bien commencer la semaine on vous fait suivre une petite info pas nulle qu’on a dégotté sur Pointypo.

    En quelques mots il s’agît de Basetica, une nouvelle fonte qui est distribuée en version professionnelle par la fonderie nonpareille et dont une des graisses est diffusée gratuitement sur le site dédié openswitzerland.org. (à ouvrir avec firefox, avec safari ça rame à mort…)

    Basetica a été créé dans le cadre du projet « Open Switzerland », BaseGVA désirait montrer son attachement au « graphisme suisse » et à ce qu’il véhicule en termes de qualité, précision et rigueur. Tout en présentant une Suisse bien éloignée des clichés habituels. Basetica est donc un « Helvetica pour 2013 », ouvert, sans fioritures et résolument contemporain. Parfois un peu brut, mais toujours propre et discret, il revisite avec ironie le « Style suisse international ».

    Petit aperçu :




    Damien Tran

    avril 9th, 2013 by -J-

    Bonjour à tous,

    Comme il fait un temps de merde je me suis dis que le mieux à faire c’était de vous montrer quelques images que je viens de prendre en pleine face.
    Malheureusement je ne les a pas vu imprimées, juste à l’écran. Mais comme ça fait un petit bout de temps que je n’avais pas pris une petite claque visuelle (Bon si il y a eu ça quand même récemment), et comme on n’a plus beaucoup de billets avec seulement des images, bah ça me semblait tout à fait à propos de vous montrer celles du Berlinois Damien Tran (passez voir son flickr itou.)






















    bisou

    Des affiches pour la Syrie — réponse

    avril 3rd, 2013 by -J-

    Bonjour à tous,

    Comme on vous le disait hier, voici un texte de Ne rougissez pas ! pour expliquer un peu le projet Aux Armes citoyens et répondre à une partie de nos interrogations. On vous en souhaite bonne lecture.

    — — — — — — — — — — — —
    Pourquoi la Syrie ?
    Nous sommes d’abord partis d’une envie de sensibiliser sur la situation actuelle en Syrie:
    • Une prise de conscience citoyenne
    • Un devoir d’action envers le peuple Syrien dans un esprit de fraternité et de solidarité
    > Car  » Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. »

    Notre première réaction à la situation syrienne a été de faire des images – messages
    (De part le fait que le collectif Ne rougissez pas ! situe ces productions au croisement de l’image et du mot).

    La première barrière naissante – lorsqu’on essaye d’apporter notre soutien militant à une cause comme
    Le soutien au peuple syrien qui subit une guerre – est l’impuissance car
    - Ce n’est pas sur notre territoire
    - Les images et informations sur la situation syrienne sont victimes d’une manipulation des médias
    - Puis la guerre est lointaine.
    C’est trop loin? Invraisemblable? Les droits humains sont piétinés.
    Comment nos images pourront avoir un semblant d’impact ?
    Comment pourront-elles faire changer – ou influencer les dirigeants de nos pays?…
    Ces questions ont été présentes dés le départ.

    Comment ?
    Une partie de notre travail consiste à mettre en place des processus de récoltes et de réactions citoyennes. Dans un soucis de renouveler les formes esthétiques et politiques.
    > Comment produire des formes ?
    > Comment les diffuser ?
    > Comment ces images vont-elles accompagner la lutte ? et laisser place aux témoignages ?
    Et à la réaction ?

    Nous ne prétendons en rien innover dans les processus de création plastique ou politique
    Nous essayons d’agir localement. De diffuser. De sensibiliser.

    Pourquoi un l’appel à projet d’affiche en soutien avec la Syrie?
    • Nous voulions donner une dimension collective citoyenne de ce soutien par l’image
    donc rassembler et donner à voir des écritures citoyennes différentes. Donc réussir d’abord à mobiliser
    des images de soutien – de solidarité – de dénonciation de la situation syrienne
    • L’affiche est un outil (format) politique et d’expression important. Avec lequel il est possible de sensibiliser. Il est un premier moyen de faire réagir.
    • Nous avons premièrement diffuser l’appel à projet dans la rue lors de Processus – une intervention sur la place Voltaire à Ivry sur seine le 29 septembre. Puis à nos réseaux personnels, aux écoles d’arts française – contacter ensuite poster for tommorow – pour pouvoir diffuser l’appel à projet de manière internationale.
    • Nous avons aussi été chercher le soutien de graphistes français engagés auxquels certains ont répondus présent.
    • Nous avons ensuite eu des réponses de plusieurs pays : Équateur – États-Unis – Mexique – Japon – Macédoine – Israel…. (Une sélection dans les images reçues a été effectuée sur le message)

    La diffusion de cet appel ? Les répercussions actuelles ?
    En mars le site a été mis en ligne, nous avons ensuite commencé à diffuser par les réseaux sociaux.
    Nous avons été contacté par le mouvement non violent syrien, et rencontrés Mariah – une permanente dans la révolution syrienne non violente qui habite à Rennes – qui a été contactée par Leila – graphiste d’Arabie saoudite – elle-même militante dans la révolution – découvrant notre projet par l’intermédiaire d’un professeur Christopher Scott, habitant en équateur, ayant diffusé l’appel à projet sur son site et réalisé des affiches avec ses élèves.
    Le mouvement syrien non violent nous a contacté dans la volonté qui nous est commune de rechercher des moyens d’actions et de communiquer autrement sur la situation syrienne.
    Cette rencontre a déclenché beaucoup de questionnements sur les modes d’actions, et a souligner les possibles à mettre en place et à développer pour soutenir le mouvement
     » …Ce que vous avez entrepris montre que nous ne sommes pas seul dans la lutte – cela prouve que des gens ont conscience que notre situation en Syrie touche dans le monde – nous ne sommes pas seuls « …
    -
    Suite à cette rencontre l’appel à projet a été traduit en arabe, anglais, français et se diffuse .

    Aujourd’hui ?
    Cette action nous a permis de réaliser qu’un certain de nombre de gens pouvaient se mobiliser de manière citoyenne par l’image pour cette situation. Nous ne prônons pas un graphisme élitiste mais des messages de citoyens du monde, pour sensibiliser nos politiques certes, mais aussi d’adresser des messages au peuple syrien, européens et des autres pays. Être publié sur le site d’Etapes nous a permis de donner une certaine visibilité à l’action en cours.
    Ces images sont aujourd’hui sur internet qui est à notre sens aussi démocratique que l’espace urbain dans son accessibilité et la possibilité de rendre visible à tous leur lecture.
    Nous avons mis en avant dans l’appel à projet une exposition itinérante. L’exposition de ces images n’a nullement été pensée pour/dans une galerie. Sa diffusion urbaine (collage – affichage) et « de la main à la main » (tractage – autocollant ) est bien entendu désireuse d’exister mais cependant en cours de recherches de financement pour le budget d’impression.

    Demain ?
    Pas à pas.
    Nos idées – de diffusions de ces images – d’impressions – de manifestations – d’ouverture du débat sur la situation syrienne – d’apporter un soutien et d’accompagner le mouvement de non violence Syrien sont présentes. Nous y travaillons dans notre dimension, à notre échelle, sans rougir et en étant conscient de l’urgence de la situation syrienne.

    Des affiches pour la Syrie

    avril 2nd, 2013 by -J-

    Mardi, il fait toujours beau et pas trop froid, donc on profite un max. Vu que le soleil va pas tarder à se cacher et que les terrasses vont sacrément fraîchir on s’est dit qu’un peu de lecture ne ferai pas de mal.

    On a vu, comme tous ceux qui lisent un peu le site d’Étapes:, qu’une série d’images venaient de sortir pour soutenir la paix en Syrie. Cette initiative du collectif Ne rougissez pas ! est exposée sur un site internet dédié (Aux armes citoyens !). En dessous, quelques-unes des images.

    « AUX ARMES CITOYENS ! est un appel à projets d’affiches pour la paix en Syrie, initié par l’association Ne Rougissez Pas !.
    Sensibles au contexte dramatique en Syrie, nous avons décidé de partager notre envie d’agir à d’autres créateurs d’images.
    Les images et nos outils sont nos armes, défendons les droits humains et mobilisons-nous contre le massacre du peuple syrien !
    La communauté internationale peut fermer les yeux, pas nous ! »

    Pour être franc on se pose quelques questions sur l’intérêt de cette proposition. Attention ! On ne lui veut aucun mal et on souhaite que notre scepticisme soit mis en défaut. Mais on se demande avec sincérité quel en est l’objectif.

    Dans un texte paru dans Étapes: en mai 2005, Alex Jordan énonçait sans doute celui-ci :
    « Mais [le graphisme] n’est pas moins utile quand il aide à donner du grain à moudre pour la pensée, qu’elle soit collective ou individuelle. Quand il aide, par exemple, à rendre des questions ‹ d’urgence publique › visibles. »

    Pourtant, la question qui se pose ici est : Est-ce que ces images diffusée sur internet permettent de rendre vraiment visible l’urgence de la situation Syrienne ? Peut-on, de cette manière, avoir une prise sur ce qu’il s’y passe ?
    Pour le moins, Étapes: en diffusant cela, aura permis à quelques milliers d’internautes intéressés par le monde de l’image de se souvenir qu’en Syrie, la situation est dramatique. Mais ensuite ? Cela peut-il amener les pouvoir publics Français à s’engager plus fermement sur la question ? Probablement pas, et ce n’est d’ailleurs sans doute pas le but recherché.
    Mais alors quel est-il s’il n’est pas d’interpeller le pouvoir public, de faire pression sur celui-ci ? N’y a-t-il pas là l’illusion de proposer un moyen pour se sentir actif ? Tout comme on va acheter sa tablette de chocolat max avelar en supermarché pour se donner bonne conscience. N’y a-t-il pas là l’échappatoire parfait pour se donner le sentiment d’avoir fait quelque chose malgré l’inefficacité de l’acte ? Si tel est le cas, il nous apparaît évident que ce n’est pas là un phénomène conscient. Nous ne saurions taxer les participants d’hypocrites ! Pourtant nous nous interrogeons sur le caractère efficace de cette proposition.

    Nous considérons que l’acte politique ne peut pas se permettre de n’être que symbolique, car le symbole ne détrône pas, il ne fait que rassurer parce qu’il donne sentiment d’agir.

    Toutefois, dans l’appel à projet il est demandé aux participants — dont vous pouvez faire partie, ce n’est pas fermé —, il leur est demandé donc, de fournir fichiers écrans et imprimables. On peut donc s’attendre à ce que ces affiches soit imprimées, pour une exposition itinérante nous dit-on. Mais pourquoi ne pas chercher à donner ces images à la rue, à ne pas les contenir dans des lieux d’exposition qui la rendront d’office relativement confidentielle ? Cela ne permettrait-il pas à tout les citoyens de s’approprier ces soutiens aux Syriens, et par là même à faire, d’office, une forme de pression civile, même relative, sur le gouvernement ? Participant ainsi aux diverses interpellations qui le conduiront à prendre partie de façon plus tranchée ? (En effet, nous n’avons aucune foi en l’idée qu’une image seule peut faire changer les choses, mais elle peut participer, aux cotés d’autres actions, à favoriser un climat qui obligera la prise de position.)
    Évidemment, un collage massif sur l’ensemble du pays, nécessite probablement un budget d’impression qui est tout autre. Quoi que. Il serait largement envisageable de n’imprimer qu’un certain nombre des images, aux vues de la redondance de celles proposées. (On n’est pas forcément convaincus par la naïveté de certaines propositions du genre : La guerre c’est mal, la paix c’est mieux. Il ne nous semble pas qu’elles participent vraiment à « donner du grain à moudre pour la pensée, qu’elle soit collective ou individuelle. »)
    À notre avis, cet acte, peut-être tout aussi « vain », aurait au moins le mérite de tenter de s’adresser à une part plus grande de la population. Et qui sait ? Peut-être que les colleurs se rassembleront de nouveau pour continuer la pression civile d’une d’autre manière (pétitions, projections, tractages, rassemblements, communiqués, etc.). Par ailleurs, cela contribuerait à redonner à la rue sont statut de lieu politique par excellence.

    Finalement, il n’y a là qu’une question de diffusion. Et si elle n’est pas plus large, on espère au moins qu’elle ne restera pas Parisiano-parisienne et qu’elle viendra faire un tour en Bretagne.

    Demain, on vous mettra en ligne un texte de Ne rougissez pas en réponse à celui-ci. (Oui, on leur a envoyé celui-ci avant de le publier, ce qui nous permettra de vous donner quelques éléments de réponse)

    Et pour finir, quelques images :


    Pierre Bernard



    Ne rougissez pas !






    Alain Le Quernec



    Jean Julien



    Diane Boivin


    La Saison graphique du Havre en danger !

    avril 1st, 2013 by -J-

    Vraiment désolé mais on a eu du mal à ne pas se laisser tenter par la tradition burlesque et vieille comme le monde du poisson d’avril.

    Avant que la mairie du Havre ait vent de la farce et n’apprécie pas notre humour potache, il nous faut rectifier un peu le tir :

    - La Saison graphique est toujours aidée par la ville du Havre. Pierre-Yves Cachard nous a d’ailleurs précisé que cette année elle aidait davantage les organisateurs que les années précédente. La Saison aura donc bien lieu et est bien en marche. La page facebook nous gratifie en ce moment de photos de l’impression des affiches.
    - Les organisateurs, eux, n’ont pas pris la décision de ne plus apposer les logotypes des partenaires. C’est peut-être dommage, mais en même temps ceux qui le font sont peu nombreux. Et l’enjeu de pouvoir que représente ces petits signes devient tel qu’on ne saurait trop leur en vouloir. (On a vu des subventions être divisées par deux par la région Bretagne pour la simple raison que les logos n’étaient pas indiqués, alors même qu’elle ne s’était pas engagée dans le partenariat… Comprenez : « si vous voulez des sous, mettez d’abord notre logo et on verra après si votre projet nous intéresse. »)

    Enfin, on vous invite tous très chaleureusement à aller faire un tour cette année à la Saison graphique qui aura donc bien lieu et débutera au 13 mai 2013.


    PS : il nous faut préciser que les organisateurs du festival ne sont en rien responsables de cette blague. Nous les avons informés de celle-ci afin qu’ils ne tombent pas des nues en découvrant par hasards ce billet qui aurait pu paraître diffamatoire. Mais aussi pour ne pas risquer de les mettre en porte-à-faux vis-à-vis de la mairie.
    Il reste que nous ne souhaitons pas retirer la boutade car elle reste un point du vue critique sur les relations de pouvoir qui se jouent entre les collectivités territoriales et ceux qu’elles subventionnent.
    Fonctionnaires Havrais, si par hasard vous tombez sur ce billet, comprennez bien que les organisateurs de La Saison graphique, n’y sont pour rien et que les propos tenus ici n’engagent que nous, la « citation » des organisateurs est en réalité de notre main.

    La vanne en question :

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    Bonjour à tous,

    Il est des jours fériés plus heureux. Bien que le soleil repointe enfin le bout de son nez, nous venons de découvrir dans notre boîte de réception, un mail des plus alarmants.

    Il y est question d’un litige qui oppose la bibliothèque universitaire du Havre — dont le directeur, Pierre-Yves Cachard, coordonne la fameuse Saison graphique qui s’installe sûrement dans le paysage des événements graphique français — et la mairie du Havre qui ne renouvellera pas sa subvention pour des raisons de pouvoir.

    En effet, Les organisateurs nous disaient dans leur lettre ouverte :
    « La mairie du Havre, vient de nous avertir de la non-reconduction de la subvention et du support technique qu’elle mettait à notre disposition pour la tenue et la bonne marche de la Saison graphique 2013. La raison cruelle de cette décision tient au fait que nous lui indiquions notre refus serein et réfléchis de ne plus placer les logos des partenaires sur les différents supports de communication.
    Nous considérons en effet, qu’un partenariat de ce type,
    a fortiori lorsque le partenaire est un service public, ne doit pas avoir comme objectif de promouvoir les financeurs, mais bien d’agir au service du propos de base. Nous estimons donc que La Saison graphique ne doit pas devenir une vitrine politicienne des collectivités territoriales, pas plus qu’une vitrine commerciale pour les partenaires privés. »

    Cette courageuse décision les met donc dans une situation très délicate. Le courrier annonce plus loin que, du fait de la non-reconduction de la subvention, les organisateurs se voient dans l’obligation de reconsidérer la faisabilité de la saison 2013…

    Pourtant le programme était alléchant :
    Une exposition Ahn Sang Soo.
    L’exposition Un Imprimeur, y serait présentée, après avoir été montrée à Chaumont l’année dernière (et dans quelques écoles cette année il me semble).
    Les Helmo y re-présentent Stratigraphie, après la galerie My Monkey.
    Une expositino pour Damien Poullain
    Une autre pour Hervé Tullet
    Et puis Anette Lenz devait aussi avoir sa place.

    C’est plutôt ahurissant de bêtise de la part de la mairie ! Enfin bon… affaire à suivre. On vous tiendra au courant !


    Dignidad Rebelde

    mars 29th, 2013 by -J-

    Bonjour à tous, aujourd’hui on vous fait suivre un boulot qu’on a découvert il y a quelques jours à peine.
    C’est le travail du duo Dignidad Rebelde de Oakland aux Stasuni, des sérigraphes militants comme il en existe encore quelques uns.

    « Dignidad Rebelde is a graphic arts collaboration between Oakland-based artist-activists Jesus Barraza and Melanie Cervantes. We believe that art can be an empowering reflection of community struggles, dreams and visions. Following principles of Xicanisma and Zapatismo, we create work that translates people’s stories into art that can be put back into the hands of the communities who inspire it. »