• Pourquoi biz-yod ?

    Index, ça vient du latin, ce qui nous donne indiquer en français, C'était aussi le nom de la liste des ouvrages interdits par l'Église. En breton, on appel le doigt Biz-Yod (doigt-bouillie),celui qu'on plonge avidement dans une crème onctueuse pour la simple envie de combler notre gourmandise. Biz-Yod blog c'est le mélange de ces deux choses : un "index" de références et d'informations et le résultat de quelques recherches ou hasards "goutu-e-s".
  • Avec une laser N&B – épisode 4

    mai 15th, 2012 by -J-

    Pour ce quatrième épisode on ne va pas faire croire que le budget prévu était réduis. Cela dit, le coût de production de ce grand mur n’a probablement pas été très lourd à porter.
    Pour cette exposition sur la manière de monter un magazine c’est le studio suisse Onlab qui s’est mis au travail. L’ensemble des supports est au format A4 et imprimé avec une photocopieuse N&B sur des papiers de 6 couleurs différentes.
    L’idée étant de donner à l’exposition l’allure d’un bureau éditorial.














    En plus de ce mur principal, une photocopieuse était à disposition ainsi que des classeurs d’articles. Libre aux visiteurs de produire leur propre catalogue-archive de l’exposition. Mais ce n’est pas tout, pour faire la couverture de l’édition ainsi obtenue, il suffisait de plier une affiche-récap’ de l’exposition.


    Vous trouverez davantages d’images et d’explications sur le site de Onlab.

    via

    Avec une laser N&B – épisode 3

    mai 14th, 2012 by -J-

    Troisième épisode sur le graphisme intelligent des pauvres. Il y a quelques temps on vous parlait du studio allemand Zwoacht (c’était pour une jolie cocotte en papier). On voudrait donc revenir sur un autre de leurs boulots qui nous a bien intéressé. Il s’agît visiblement d’un petit fanzine. Cela dit, comme on n’entrave rien à la langue de Gœthe*, ça nous paraît difficile à vérifier. Reste que c’est simple comme bonjour à imprimer et plier et que c’est bien fait. Alors ça permet de montrer encore une fois qu’avec peu on peut faire beaucoup.














    *Pourtant on fais quelques efforts, si si ! Promis un jour on en fera la 6ème corde de notre arc linguistique.

    Avec une laser N&B – épisode 2

    mai 12th, 2012 by -J-

    Une fois n’est pas coutume, pour ce deuxième épisode, je me permet de montrer un de mes travaux réalisé avec mon comparse Quentin Bodin. C’est d’ailleurs ce travail-ci qui m’a donné envie de faire cette série sur le graphisme intelligent du pauvre.
    Des étudiants de sciences po rennes (l’école, pas la fac) nous ont demandés de faire une exposition sur le thème de l’immigration. Eux, montait une pièce de théâtre avec des demandeurs d’asile. Cette exposition devait permettre aux spectateurs de rester après la pièce et de créer un support pour une discussion avec les comédiens et les associations présentes.
    Nous avons décidés d’aller plus loin et de rendre l’exposition déclinable en un livret à emporter chez soi et à réaliser soi-même. Chaque élément de contenu était donc accessible sur une table en plusieurs exemplaires, libre à chacun de choisir ce qui l’intéressait. Articles de presse, articles de loi, photographies d’une réquisition du DAL, citations d’écrivains, extraits de la pièce, photographies de l’atelier théâtre, perverbes, faisaient partis des types de contenu. À chaque type, une couleur de papier et une typo. Le reste, forme et format étant libres (tant que cela restait dans la limite du A3). Le résultat tient dans une petite exposition colorée et un ensemble d’éditions bigarrées, le tout dans la joie et la bonne humeur ! Je vous garantis qu’il y a un caractère jouissif à voir chacune des personnes présentes en train de manipuler les feuillets et tenter d’en faire des livrets à leur goût.













    Coût de l’opération ? 60€ pour être présentée deux fois. Autant dire peanuts !

    Avec une laser N&B – épisode 1

    mai 11th, 2012 by -J-

    Aujourd’hui on va inaugurer une nouvelle petite série de projet qui nous ont semblé intéressants pour une raison principale : ils ne nécessitent rien de plus qu’une imprimante laser noir & blanc pour être réalisés. Graphisme intelligent du pauvre, économie du sans le sou, comment la contrainte budgétaire nous oblige à l’inventivité.
    Plus qu’un corpus d’image sympathique, cette série se veut être une argument vivant contre le « on aimerait bien bosser avec un graphiste mais on n’a pas d’argent ».

    Ainsi, pour ce premier épisode on voulait vous montrer quelques images de Thomas Chabrand. Celui-ci à réalisé une identité visuelle pour l’association Quartier sans cible qui s’intéresse au regard porté sur les banlieues.










    Nous n’avons souhaité ne montrer que des images d’impressions mais l’identité est déclinée sur d’autre supports. On vous invite donc à aller jeter un œil sur le site de Thomas Chabran.

    tract plié – épisode 6

    mai 10th, 2012 by -J-

    Bon eh bien puisqu’on a relancé le sujet hier yapa de raison de s’arrêter là !
    Ce coup-ci on retourne gratter quelques images du côté de l’Allemagne, à Brème plus précisément. Le studio Zwoacht, alias Tini Pittasch & Jens Schulz, à enfin fait le joli tract plié qu’on attendait depuis quelques temps. Il aurait été dommage de ne pas citer puisqu’il manquait cruellement : voici la fameuse cocotte !













    Joyeux Jeudi !

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    Tract plié – épisode 5

    mai 9th, 2012 by -J-

    Bonjour à tous,

    Aujourd’hui on va jeter un oeil du côté du Grand atelier, dont on vient de découvrir le travail. Et quel travail !
    Si nous avons apprécié pas mal de leurs travaux, nous voudrions juste faire le focus sur un pli pour les éditions Frédérique Pierre et Camille François.
    Si en soi, ce travail n’est pas particulièrement exemplaire, il ne vous aura pas échappé, lecteurs fidèles, l’intérêt porté à un objet somme toute banal : la lettre aux adhérents.









    Eh bien voilà, d’une part le pliage est sympa et donne du cachet à ce pli. (vous aurez remarqué le beau jeu de mot). Mais il est surtout l’expression d’une attention réelle portée au lecteur. Mine de rien, ouvrir une enveloppe avec fenêtre plastique et mise en page aussi triste que rigide, est loin d’être plaisant pour un acte quasi-quotidien. Alors si pour seulement quelques gwenneg*, vous, associatifs, entrepreneurs, institutions, vous pouviez vous servir des talents de graphistes inspirés, vous donneriez une once de plaisir non négligeable à bon nombre d’entre nous. (et du travail par la même occasion)

    *=kopec breton.

    Suzanne Hetzel

    mai 2nd, 2012 by -J-

    Ça y est ! On peut fêter aujourd’hui notre 200e billet ! C’est-i pas fabuleux ?
    Bon, allez, c’est vrai on a quelques billets de retards en vrai, mais le petit cadeaux qu’on vous fait pour l’occasion mérite bien un peu d’attente. Bah oui, vous savez qu’on aime bien vous offrir des petites choses sympathiques.
    Après deux typographies exclusives on a eu envie de changer. On a donc demandé à Suzanne Hetzel, qui est photographe, de nous écrire un petit texte sur sa manière de penser l’image, la création, et les objets et sujets de son travail. Pour l’occasion elle revient sur un des premiers billets de ce blog, puis nous parle de l’importance de la relation humaine dans son travail. Elle nous a même gratifiée de quelques clichés pour accompagner sa prose.
    Ainsi donc, vous trouverez en clicant sur le titre ci-dessous une mise en page du dit texte.

    On pourrait s’arrêter là et vous laisser à votre lecture, mais finalement non. C’est que notre amie Suzanne fait référence à un travail qu’elle mène depuis près de 20 ans maintenant en relation avec le centre social de la cité de Frais Vallon, dans les quartiers Nord de Marseille. Alors on voudrait vous toucher deux mots de ce travail né de sa rencontre avec Andrée Antolini, directrice du centre. Il est surtout intéressant parce qu’il ne s’est pas résumé à la prise de quelques photographies mais bien à l’organisation de résidences, de travaux avec les habitants, les associations et les travailleurs de Frais Vallon. Contrairement à une pratique commune aujourd’hui de l’installation de l’art dans les galeries, ici il vit pour et par les habitants. Ainsi, les Fraisvallonais participent à une création de l’identité de leur cité. Ils y vivent avec Suzanne Hetzel, Stéphanie Tétu ou Bruno Boudjelal. Ils en sortent pour mieux la regarder avec l’artiste marcheur Hendrik Sturm ou l’architecte Nicolas Memain. Ils s’y placent et s’y fondent avec le graphiste Vincent Perrottet. On en oublie et l’histoire est loin d’être finie mais puisqu’elle à commencée en 92 et qu’elle ne va pas s’arrêter là, on vous invite à mirer les différents projets sur le site qui retrace cette expérience !


    Vincent Perrottet :





    Avec Hendrik Sturm :








    Suzanne Hetzel :


    Joyeux 200e billet à tous !

    Le collectif Etc.

    mai 1st, 2012 by -J-

    On parlait il y a peu d’un collectif nommé Le bruit du frigo. Peu après on a eu l’occasion de voir une exposition faisant suite à un des ateliers d’urbanisme utopique mené à Bordeaux. Mais cette même semaine, on avait surtout eu l’occasion de rencontrer les petits frangins de ce groupe, le collectif Etc.

    Cette bande de joyeux lurons parcours depuis bientôt sept mois la france en vélo. Le but ? S’attarder dans plusieurs villes et proposer aux habitants et associations de participer aux évolutions de leur quartier. Atelier construction de mobilier, atelier plantage de graine, atelier construction de nichoir avec des enfants, repas collectifs, concerts, etc. toutes ces choses font partie de leurs propositions et de ce qu’ils aident à faire.

    En quelques mots voilà comment il présentent leur démarche :
    « La manière de faire la ville aujourd’hui en France suit essentiellement une logique verticale et hiérarchique faisant intervenir les différents acteurs de l’aménagement urbain dans des temps et des espaces déterminés et figés. Nous pensons que les différents usagers de la ville (habitants et professionnels) peuvent tous être acteurs de son aménagement à des échelles très variées. Nous souhaitons nous immiscer dans cette structure verticale en mettant en place un réseau souple d’interactions artistiques et sociales, de rencontres et de débats.

    Nos projets se veulent optimistes, ouverts et sont orientés vers le public spontané de la ville. Leur particularité commune est d’agir dans l’espace public en intégrant la population locale dans leur processus créatif. Ces actions et recherches ne se limitent donc pas uniquement à la discipline artistique mais touchent aussi à des questions sociales, politiques et urbaines.»

    Forcément on s’est senti concernés ! Alors on voulait vous inviter à aller jeter un œil (voire même les deux) sur leur travail. et même à y retourner suivre l’aventure car elle n’est pas finie. Et puis dans un second temps, puisque ces gais constructeurs font 3 escales en Bretagne, on vous invite chaleureusement à aller leur serrer la paluche. En ce moment il bivouaquent entre Nantes et St Naz’, dans deux semaines ils seront à Brest et dans un mois à Rennes dans le quartier du Blosne. On sait pas vous, mais nous on y sera, et p’tète bien qu’on viendra pas les mains vides là-bas. Affaire à suivre.















    Alerte — Snap-CGT

    avril 30th, 2012 by -J-

    On se permet de copier-coller une info du snap-cgt qui a son importance :
    Alerte nouvelle disposition fiscale
    Écrit par Guillaume Lanneau.
    La loi de finance rectificative 2011 étend aux auteurs d’œuvres graphiques et plastiques et aux photographes la possibilité de déclarer les droits d’auteur intégralement déclarés par des tiers dans la catégorie « traitements et salaires » et non en BNC.

    Or les sociétés d’auteurs, les éditeurs, les entreprises, les collectivités territoriales, etc. déclarent nos droits d’auteurs auprès des services fiscaux. Tous les artistes percevant des droits d’auteurs sont donc potentiellement concernés.

    Dans un communiqué de presse, le Ministre salue de cette mesure « favorable à la création », alors qu’elle n’est favorable … qu’au fisc, puisque ce serait la négation pure et simple des frais professionnels sur cette part de nos revenus.

    L’abattement ne serait plus que de 10 %, au lieu de 34 % au régime forfaitaire micro BNC ou les frais réels, souvent supérieurs. Cela entraînerait également la perte de la récupération de la TVA sur nos achats.

    Un bulletin officiel des impôts du 23 mars annonce que ce qui devrait rester une exception sera désormais la règle et que les auteurs concernés qui souhaitent rester imposés dans la catégorie des BNC doivent exercer une option sous forme d’une note écrite jointe à la déclaration de revenus.

    Vous trouverez ci-dessous un modèle de lettre.

    Nul n’étant censé ignorer la loi, les services fiscaux ne nous informent pas. C’est toute l’utilité d’être membre de notre syndicat.

    Madame, Monsieur,

    J’exerce une activité d’artiste-auteur d’œuvres graphiques et plastiques et mes revenus d’auteur relèvent de la catégorie des bénéfices non-commerciaux.

    Suite à l’instruction du 15 mars 2012 (BOI 5 G-2-12, 23 mars 2012), je vous confirme que j’entends bien rester sous ce régime.

    Je vous prie de considérer cette lettre comme option expresse de déclarer mes revenus dans la catégorie des BNC et ce pour l’année 2011 et les suivantes.

    Je vous remercie de bien vouloir en prendre note, et vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

    Merci Nicolas !

    Parole de photographes

    avril 24th, 2012 by \o_z

    En complément des derniers posts de -J- et Bashi sur les rapports entre graphisme et politique je vous propose de retrouver six documentaires tirés de la rencontre « regards de campagne » organisée par l’association parole de photographes.

    Cette rencontre était l’occasion pour six photographes de [ra]conter les coulisses des coulisses de la campagne présidentielle. Un point de vue intéressant qui montre à maintes reprises la difficulté pour ces capteurs d’instants pour prendre LA photo originale, et ce, malgré les dispositifs journalistiques stricts mis en place par les équipes de communication des candidats.

    Des masques et des foules

    Au nom du père

    La métamorphose

    Un nid de coucous

    De 5 à 15

    Sous contrôle

    via OWNI